La Bataille de Lorraine

de septembre 1944 à mars 1945

Fenneviller: Les Trois Sauveux

15 jeunes résistants sont fusillés par la Gestapo, le 5 septembre 1944

d'après le témoignage de M. JB Diedler,
maire de Badonviller et chargé d’écrire un rapport sur les prisonniers.

Emplacement: entre Badonviller et Fenneviller 

Fenneviller les Trois Sauveux

Le vallon des Trois Sauveux se trouve au sud de Badonviller et à l’est de Fenneviller. L'espace boisé est propice aux activités clandestine, il se situe à proximité de Pexonne et Viombois.

Ces villages sont déjà touchés par de massives rafles qui s’intensifient avec le recul de l’armée allemande depuis le débarquement allié en Normandie.

Le 5 septembre 1944, quatorze personnes sont emmenées dans ce vallon pour y être fusillées. Originaires essentiellement de Badonviller et de Celles sur Plaine, ce groupe revient de la ferme de Viombois encerclée la veille. La Gestapo, installée dans la maison de M. Chiaravalli au sud de Badonviller, les embarquent afin de les interroger.

 

Les prisonniers sont relativement jeunes pour la plupart. Ce sont de jeunes gens mal entraînés et souvent désarmés qui ne peuvent pas résister aux forces allemandes.

Ils sont assis à même le sol dans toutes les pièces et se font interroger en groupes dans le bureau principal. N’étant considérés que comme des « terroristes » et non des prisonniers de guerre, ils sont interrogés et jugés sommairement :

Vers 15h00, le maire est prévenu par un membre de la Gestapo qu’un premier groupe de neuf personnes a été exécuté. Le maire a pour mission de les identifier et de les enterrer dans l’heure qui suit. Avec quelques employés de mairie, il se rend sur place pour découvrir neuf cadavres transpercés par une rafale de mitraillette et défigurés par un coup de pistolet dans la nuque. Une liste des objets personnels est soigneusement établie et les corps sont inhumés sur place.

Vers 20h00 environ, un deuxième groupe de cinq personnes est fusillé au même endroit, dont le lieutenant Pierson, blessé au combat de Viombois. 

Le maire ira les enterrer le lendemain matin.

 
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